Images aléatoires

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Jeudi 30 octobre 2008

Une nuit vide et creuse comme le monde. Le vent tourne, dans l'alternance de la neige humide et de la sécheresse d'âme. Il semble souffler de l'ouest, mais j'ai eu beau inciser au bistouri mes narines dans le sens de la longueur, pour mieux sentir, je n'ai pas pu humer une seconde les parfums des embruns, les relents d'iode et les marais frémissants. Trop loin de l'océan sûrement...

Lyon n'a pas d'odeur... Je brûle régulièrement une partie de mon corps pour m'assurer que j'y vis encore. Lyon n'a pas de douleur...

Les yeux pétris d'une haine affectée se portent plus souvent sur le pavé. Je crois reconnaître comme frère chaque centimètre du terrain accompli chaque jour. Je suis le gravier de ciment, et je me foule indifféremment, en vain, sans odeur ni douleur.

Par Luc - Publié dans : Humeurs froides (du 2/1 au 23/3/96)
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Commentaires

les traboules ne mettent pas à l'abri de toutes les intempéries.
Commentaire n°1 posté par Marsy le 30/10/2008 à 13h50
Encore eût-il fallu que je bossasse dans le traboules ?! Que nenni : mes bureaux de verre et de métal se trouvaient dans une large avenue du 6ème... absolument dépourvue de bouchons et de jeanmoulins...
Réponse de Luc le 31/10/2008 à 09h01

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