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Hontes

Souffrances, amour, désespoir, moquerie, musique et philosophie... La vie, quoi !

NECRO 2016

Publié le 31 Décembre 2016 par Luc

2016 va s’éteindre comme ces damnées bûches de chêne « pleine bille » qui brûlent aussi bien dans ma cheminée qu’un poteau en acier…

Je m’en réjouis absolument, même si 2016 fut à la fois une année particulièrement pourrie en termes de décès, comme on le constatera plus loin, mais bien meilleure personnellement.

Mes carnets une fois de plus soigneusement tenus m’ont permis de dresser la liste des hommages mais aussi des soulagements liés à certains décès des douze derniers mois, parmi lesquels je ne me compterai donc pas cette année encore. Évidemment, mais c’est la vie, le nombre des réjouissances va s’avérer très inférieur à celui des chagrins…

  • je commence toujours les nécrologies annuelles par les plus modestes disparitions, celles touchant mon amie de toujours, la télévision des années 70-80 et un peu 90 : comment ne pas mentionner dans en tête de liste Pierre Tchernia (puits de science cinématographique mais qui commit sur ses vieux jours l’erreur de se faire embobiner par l’ignoble Arthur), Maurice Favières (le bonhomme et souriant présentateur des jeux de 20 heures qui rejoint donc Maître Capello et J.P. Descombes pour animer les cieux… ah non, on m’apprend que finalement Descombes est toujours en vie, je ne m’y attendais vraiment pas, désolé…), Jean-Pierre Coffe (ses énervements dans l’émission de Delarue resteront légendaires dans ma génération), Alain Decaux (j’étais fana de « Alain Decaux raconte » à la télé, avec son bon vieux fond bleu roi et les mouvements de mains autour des doubles foyers… magistral !) ;
  • des disparitions moins modestes et trop nombreuses cette année dans le monde cinématographique, mon ami de toujours. Deux réalisateurs marquants pour la Pologne et accessoirement pour moi : Andrzej Żuławski (Diabel, Szamanka mais aussi assistant réalisateur dans le topissime « La nuit des généraux » de Litvak), et son compère Andrzej Wajda (L’homme de fer, Les Possédés, Katyn…). Les acteurs aimés sont tombés comme des mouches cette année : Robert Vaughn (le magnifique dépressif ganté dans « Les sept mercenaires »), Peter Vaughan (dans « Chapeau melon, bottes de cuir » et « Bandits bandits » des Monty Python), Alan Rickman (le méchant de Piège de Cristal et naturellement le Pr Severus Rogue : la voix parfaite !) ; George Kennedy (si, si, rappelez-vous, le major dans le culte « Les douze salopards » mais aussi le capitaine dans la série des « Y a-t-il un flic…. ») ; Bud Spencer (avec mon camarade Bruno Chaigneau, nous allions voir au ciné de Melun tous les films qu’il sortait avec Terence Hill au début des années 80 !) ; on n’oubliera pas non plus Götz George (qui jouait notamment le commissaire Schimanski, digne héritier punchy de Derrick, il accompagna quelques après-midi tristounets de chômage).
  • 2016 fut une véritable catastrophe dans mon univers musical ; imaginez donc ! Perdre la même année Leonard Cohen, David Bowie, Pierre Boulez, Alan Vega (Suicide) et Pete Burns (Dead or Alive), il y a de quoi to spin round round
  • il faut également rendre des hommages particuliers à ceux qui m’ont fait rire, ce qui est de plus en plus rare : mes amitiés laïques à Bob Siné, Chimulus (Michel Faizant, le fils de…) et Mix & Remix (Philippe Becquelin, comme quoi un dessinateur suisse qui n’est pas Président de la République helvète peut aussi me faire rigoler !) : c’est terrible, avec Berroyer malade et quelques dessinateurs âgés, je me demande si Siné Mensuel va durer longtemps à ce rythme là…
  • enfin, mes hommages spéciaux à (honneur et fidélité) Zdravko Tolimir, général patriote de l’armée populaire yougoslave et Goran Hadžić (Président de la République serbe de Krajina) qui rejoignent dans la tombe nos amis éternels Slobodan Milošević, Željko Ražnatović et Mile Mrkšić ;
  • n’oublions pas le point foot : sont morts cette année Johann Cruyff (qui prouva que l’on peut fort bien jouer à ce jeu en étant fumeur !), Daniel Prodan (de la grande équipe roumaine 1994, époque George Hagi !), Tryfon Ivanov (le défensif chevelu bulgare de la grande époque Stoichkov et Kostadinov qui ressemblait à Kirilov dans « Les Démons » de Dostoïevski) et Vladimir Kuzmichev, ailier gauche russe qui a fait mon bonheur dans Football Manager 2003 !



Allez, cessons-là les pleurs sur ceux qui sont partis, car il m’est impossible de résister à la vile tentation de dresser une brève liste des morts de 2016 qu’on ne regrettera pas, voire dont on se réjouit absolument que l’Être Suprême nous en ait débarrassé définitivement, en lui demandant tout de même de sensiblement améliorer ses performances l’an prochain, Mahomet ayant été de loin plus efficace cette année grâce à une stratégie commerciale plus agressive et une gnaque irréprochable.

Une seule catégorie représentée : les politicards et divers magouilleurs de la même engeance !

  • · JC Decaux (Jésus Christ des affichages parasitaires dans nos villes) ;
    · Christophe Lambert (pas l’acteur, voyons ! Cet horrible publicitaire sous-Séguéla qui était en dernier lieu conseiller de Jean Sarkozy !) ;
    · Michel Rocard (virus libéral originel de la gauche),
    · Elie Wiesel (menteur ou mythomane, la question pouvait se poser mais finalement, la différence entre les deux ne m’intéresse guère),
    · et Lionel Stoleru (qui a retourné aussi professionnellement sa veste autant de fois ? Bayrou pourra peut-être le rejoindre sur le fil avant de casser sa pipe…)



Pour cette année 2016, j’annonce au buccin, tambour et trompette la création d’une nouvelle catégorie pour éviter le manichéisme que l’on m‘a souvent reproché, celle des morts dont on hésite sur le fait de savoir si on les regrettera ou non. Cette année, trois nominés :

  • · David Hamilton (elles étaient jolies, ses photos par rapport au tout venant trouvable sur le Net en deux clicks, mais les modèles semblaient bien, bien jeunes cependant…) ;
    · Prince (beaucoup de merde funky et fusion mais quelques moments de pur génie musical) et Georges Michael (je détestais sa musique, mais pour une raison inconnue, je trouvais le mec sympa, ça ne se commande pas…).



Enfin et malheureusement, l’information est une nouvelle fois confirmée : Johnny n’est pas mort en 2016.


Ni rires ni crachats.

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