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Hontes

Souffrances, amour, désespoir, moquerie, musique et philosophie... La vie, quoi !

Mes voeux : un pied vers 2016

Publié le 4 Janvier 2016 par Luc in Nevezintoù

 

Ce matin, encore à moitié ensommeillé malgré mes vigoureux exercices matinaux, mon cerveau a bogué. A un point tel que j’aurais amplement mérité ma place dans « Lundi Ballon », la chronique du Petit Journal réservée aux bons mots des entraîneurs de Ligue 1 durant leurs conférences de presse du week-end footballistique… si l’on n’avait été un jeudi.

 

A Anne au moral faiblard j’administrais ma potion positiviste, volontariste et fataliste à la fois, dans la gloire de la religion de nos ancêtres pour qui le bien-être ne pouvait se trouver que dans le combat, dans les collines et les vallées, à la campagne comme à la cité, sur terre comme sur mer.

 

A ce moment, entraîné sûrement par l’océan dont je venais de parler, franchit mes lèvres l’expression « on est sur le pont de guerre ».

 

 

C’est joli comme expression, elle est parlante, on voit bien le bateau corsaire prêt à aborder un Godon… Joli mais totalement irrégulier. Et pis encore, les symptômes matinaux persistent jusqu’à cette mi-journée : je dois avouer que ce n’est guère le pont quand vient à pied qui sait attendre, vêtu d’un simple pont de poule. Comme Maurice Papied ? Non, ce serait une noyade. Ou Jérémy Pont ? Ah non, ce serait un retour vers Lundi Ballon ! Bref je suis tourneboulé et demeure en pont de grue, ce qui n’a rien à voir avec Bouygues ou Eiffage.

 

Je panique. J’angoisse. Dois-je appeler les pied-ponts ? Non, calmons-nous, le verlan ne me sera d’aucun secours, je le pressens ; je dois couper les pieds avec la peur, et dans ces cas là, comme d’habitude, seuls le verre à pont et la poésie me sauveront. Les mains dans les mains, restons face à face tandis que sous nos ponts, le pied de nos bras passe… Hmm… Apollinaire ça ne le fait décidément pas.

 

Essayons Prévert peut-être ? Beaucoup d'eau a passé sous les pieds et puis aussi énormément de sang, mais aux ponts de l'amour.

 

C’est mieux déjà… Je ne suis pas guéri de mon trouble dyslexique, mais ce sera mon unique souhait, mon pied vers 2016 : les ponts de l’amour.

 

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