Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Hontes

Souffrances, amour, désespoir, moquerie, musique et philosophie... La vie, quoi !

CHARLIE HEBDO, un an après

Publié le 8 Janvier 2016 par Luc

Ndla : à l'occasion de cet anniversaire joyeux, je vous livre mes premières réflexions de l'année dernière. Je n'en changerai pas une virgule !

 

DES VOIX DISCORDANTES DANS LE CONCERT D'HOMMAGES A CHARLIE

 

Cabu, 76 ans ; Wolinski, 80 ans ; Tignous, 57 ans ; Honoré, 73 ans ; Bernard Maris, 68 ans ; Elsa Cayat, 55 ans ; Mustapha Ourrad, 60 ans et des brouettes ; Michel Renaud, 69 ans.

 

PIERRE GATTAZ SE FELICITE DU CARACTERE « EXEMPLAIRE QUOIQU'UN TANTINET RADICAL » DE LA GESTION DES COLLABORATEURS SENIORS DANS CETTE P.M.E FRANCAISE.

 

EMMANUEL MACRON AJOUTE : « NOUS NE DEVONS PAS A PRIORI REFUSER DE REFLECHIR SUR LES IDEES DE DAESH ET D'AL QAIDA EN MATIERE DE REFORME DES RETRAITES ».

 

Voilà voilà, moi je n'ai pas affiché le « Je suis Charlie », ni sur mon profil Facebook, ni sur la vitre de mon bureau, ni moins encore sur la porte de mon domicile, parce qu'entre nous, je n'étais pas, ou plus exactement plus totalement Charlie.

Val avait dans les nineties transformé ce journal anar en pastèque, vert écolo à l’extérieur et rouge gaucho à l’intérieur pour filer la métaphore frontiste, ou mettons « ultra des Lumières » dans une approche plus philosophique, mais de toute façon pas noir comme l'anarchie.

J'avais donc plutôt suivi les pérégrinations de Chauron (dans Zoo notamment entre 1998 et 2000), puis Siné (aidez aussi Siné Mensuel, chers camarades, filez-lui plein de pognon tant qu’il n’est pas crevé, après ce sera trop tard !), ces deux-là me semblant plus dans la ligne historique de Charlie et de l'Écho des Savanes que les autres. J'aimais bien Charb toutefois, lui qui donnait avant du « mon oncle » à Siné... autres temps, autres mœurs.

 

De toute façon, comme le disait Michel Onfray dès le lendemain de l’agression, la compassion (un peu compassée d'ailleurs, de millions de personnes n'ayant jamais lu et soutenu la presse anarchiste, qui étaient aussi convaincues voici peu que Coupat, alias le caténairicide, était l'ennemi public n° 1...) devra bientôt céder le pas à la réflexion politique, l'analyse politique de ce qui se produit.

 

Il convient de souligner de prime abord que se fondant sur un seul livre mais faute de dogme structuré par une église (moi je m'en moque un peu, ne croyant qu'en les anciens Dieux !), l'Islam (tout comme le protestantisme et ses sectes abstruses, sans oublier le judaïsme soit dit-en passant) comporte en elle-même des possibilités d'interprétations complètement divergentes (violence/amour, tolérance de type Al Andalus ou au contraire Djihad, etc… le tout grâce à des sourates contradictoires donnant lieu à des hadith eux-mêmes asymétriques).

 

Enfin et surtout, toutes les religions du livre induisent la soumission (ce qui est la signification du mot Islam) : or la soumission est intolérable, à quelque autorité spirituelle ou temporelle que ce soit.

 

Tout le monde ne peut pas être Charlie, et notamment pas ceux qui applaudissent les flics, mettent des kipas, font sonner les cloches ou se prosternent dans une position propice aux coups de pompe au cul. Tout le monde ne peut pas être Charlie, et notamment pas les loups de Wall Street en incrustation géante sur le temple à détruire, et pas les bourgeois et autres beaufs larmoyants, confrontés à l’insondable de l’horreur, de la mort, sans cependant en avoir la moindre capacité de représentation… Cela me fait marrer : nous sommes dans notre immense majorité timorés et lâches, égoïstes et opportunistes, velléitaires. Mais sujets à la sensiblerie... à laquelle nous nous soumettons sans vergogne dans une fugace parodie d’unité pacifique.

 

Walter Ulbricht disait que le bien-être ne se trouve que dans le combat. Nietzsche ne disait guère autre chose dans son Zarathoustra lorsqu’il s’agissait de devenir celui que nous avions toujours été. Charlie ne dessinait pas autre chose, comme Siné et d’autres. Robespierre et Saint Just itou (mais je n’irai pas jusqu’à poser que « La République est un combat », ça me ferait trop mal de citer du Ségolène Royal). Cela étant, le combat est notre seul espoir de Walhalla.

 

Ni larmes, ni crachats : Charlie à jamais insoumis. La République à jamais insoumise.

 

Commenter cet article

tironneau 08/01/2016 12:14

bien sur, j'ai lu trois fois cet article, pour comprendre une partie de celui-ci; déjà l'intro avec Pierre Gattaz et
E. Macron.. vaut 3 lectures, puis ensuite l'impossible soumission .. quel bonheur, pour une conclusion
insoumise - merci LUC

Luc 08/01/2016 12:25

Merci à toi - PS je regarde ton dossier !